Europe... the winner is...
Il est des jours où on se lève avec la gueule de bois. Aujourd'hui, c'est le cas.
Que retenir des résultats des élections européennes?
- l'abstention : on constate une moins bonne participation sur l'ensemble de l'Europe qu'en 2004 avec une abstention record en France
- la droite renforce son pouvoir au Parlement : ce qui veut dire la prévalence de la notion de "marché" sur l'humain dans la gestion de la crise mais aussi des difficultés supplémentaires pour les collectivités territoriales, qui sont majoritairement de gauche, pour négocier un appui pour leurs actions
- une percée des verts en France avec un recul net du PS et du Modem, les deux partis qui se sont opposés à Nicolas SARKOZY aux dernières élections présidentielles.
Je souhaiterais m'arrêter sur ce dernier point. Pourquoi les verts ont-ils fait une percée si forte? Je vais émettre l'hypothèse que c'est le seul Parti qui amène encore de l'espoir aux Français. Cet espoir se fonde sur le respect de la terre, s'appuyant sur la conviction nostalgique qu'il faut préserver le territoire que nous ont légué nos ancètres ( c'est la préservation de l'espèce). De plus, il joue sur la capacité des personnes à pouvoir agir sur leur futur : chacun peut faire quelque chose pour l'avenir du Monde. Dans les deux cas, c'est une proposition de société s'appuyant sur des valeurs individuelles, à l'inverse de la démocratie participative qui propose encore une vision globale de gestion sociétale.
Nous sommes donc face à un tournant important de la gestion politique de la France. D'un côté la droite qui propose la loi du plus fort reposant sur l'individu, et de l'autre une espérance reposant sur un conglomérat d'espoirs individuels. Dans les deux cas, c'est l'inverse du socialisme...
En tant que socialistes, si nous ne réfléchissons pas à cet état de fait et ne proposons pas un véritable projet d'espoir pour les Français, nous pourrions aller très vite à notre perte.