"En bref.... décès": indignation!!!

Publié le par Florence Lamarque

Ce matin mon fils a souhaité que l'on achète les journaux ( Sud-Ouest et l'Equipe) pour regarder les résultats et analyses de la fin du championnat de France de football. Après tout, c'est un support comme un autre pour s'exercer à lire.

Pour ma part, je n'ai pas lu que les pages sportives... voici ce que je lis page 8 du S.O. en bas ( environ 120 caractères), rubrique "En bref" :
"Décès : un jeune garçon de 7 ans a trouvé la mort hier après-midi dans l'incendie d'un entrepôt désaffecté de Bobigny ( Seine-Saint-Denis), où s'étaient établies une centaine de personnes membres de la communauté des gens du voyage ."

Et c'est tout! Comme s'il était normal qu'un petit garçon vive dans ces conditions, entassé avec sa famille dans un lieu sans électricité et sans eau; comme s'il était normal de mourir à 7ans; comme s'il était normal que cela ne soit qu'un fait divers parmi tant d'autres. 

Au vu du traitement médiatique de ce type d'information, je comprends mieux le positionnement de bénévoles de certaines associations quand ils proposent la visite "ouverte à tous "de squatts. Je l'avoue, ma première réaction  a été de penser que l'on ne visite pas des personnes vivant en squatt comme l'on va au zoo : ce doit être mon éthique de travailleur social ... mais maintenant, cela prend sens!
 
Quand je travaillais au service des  urgences psychiatriques de Charles Perrens ( SECOP),  j'étais en première ligne pour accueillir ce type de famille. Un ami médecin psychiatre disait toujours : " pour la plupart des personnes, ce ne sont que quelques lignes dans le journal; pour toi, cette souffrance est réelle".

Alors, soyons vigilants à ne pas traiter cette réalité comme des faits divers... ne laissons pas gagner l'indifférence!!!

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Publié dans Editorial

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J
Quand j'ai proposé la visite d'un squat de rroms de l'agglomération bordelaise, le but n'était pas de faire du voyeurisme. <br /> Ma proposition était réflechie et son but était, d'une part, de prendre conscience de la situation dans laquelle se trouvent ces familles, d'autre part, que chaque visiteur puisse ensuite témoigner autour de lui.<br /> J'ai refusé à plusieurs reprises l'entrée de squats à des journalistes car j'ai considéré que cela desservirait ces gens. <br /> Encore une fois, je suis prêt à accompagner ceux qui seront dans cette démarche que je propose.
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