Je blogue, tu blogues, il (elle) blogue... nous blogons!
J'écoutais ce matin la radio où passait une analyse très intéressante des nouveaux comportements transgressifs à l'adolescence suite à l'utilisation d'internet et plus particulièrement des blogs. Le journaliste montrait qu'auparavant la jubilation éprouvée lors de la transgression venait du fait de ne pas se faire prendre alors que maintenant on assiste à des comportements où la jubilation est de montrer sur le net la transgression.
Or aujourd'hui, un grand nombre d'hommes ou femmes politiques ont, ou écrivent, sur un blog. Beaucoup se servent de la "toile" pour exprimer des idées, expliquer des positionnements. Par exemple, mes camarades girondins de la motion A (Bertrand DELANOE) ont ouvert un blog ( http://clarte33.blogspot.com) pour pouvoir commenter, débattre, illustrer et expliquer cette motion.
Mais d'autres blogs politiques peuvent paraître des encarts "publicitaires" de l'action politique. Ce que l'on dit, ce que l'on montre peut apparaître certaine fois, comme des outils de "packaging" de notre action. La blogosphère est ainsi reine dans le paysage politique. Toute actualité même minime, ou faisant partie de la vie citoyenne quotidienne, doit être relayée immédiatement par une action de communication. Même si je reste persuadée que tous ces écrits ne sont lus que par une minorité de citoyens, une minorité de personnes "averties". Mais, il "faut" occuper le terrain. Or, ce terrain n'est que virtuel. Le filtre du temps, voire même le filtre journalistique deviennent presque inexistants. Devons-nous donner notre avis sur tout? Devons-nous nous exprimer sur tout? Est-ce que le fait de relater, qui plus est par nous mêmes, tous nos faits et gestes politiques, nous fait d'autant plus exister? J'en suis moins certaine.
Car le temps que l'on passe à vouloir exister dans le monde virtuel semble d'autant moins de temps à être proche et militer aux côtés des citoyens. N'oublions pas d' exister politiquement dans la réalité.