Appel militant: continuons à travailler!

Publié le par Florence Lamarque

"Au travail": voici les propos les plus énoncés à toutes les tribunes durant l'université d'été de La Rochelle. Mais comme dirait Dalida "rien que des mots, toujours des mots"... c'est un peu l'impression qui ressort de ce week-end.
Car d'un point de vue médiatique, ce qui est le plus prédominant, c'est "qui est avec qui", et dans les couloirs d'Encan, c'est "qui va être le chef". Est-ce que les Français savent que des centaines de militants ont planché pendant des heures sur des thèmes tels que la santé, la mixité, l'Europe...?J'en suis moins certaine.
Par contre, tous savent et peuvent s'étonner ( moi la première) que les amis de trente ans ne soient plus amis, et que les ennemis de toujours, se retrouvent le plus souvent dans des salons ou devant une bonne table pour jouer à "comment faire pour être les plus forts non pas en France mais surtout, et avant tout, au sein du parti"!...
Je sais que mes propos vont encore offusquer certains de mes petits camarades, qu'ils peuvent m'attirer les foudres de quelques uns, et que même, certains vont me dire "naïve" et trop utopiste... mais ce n'est pas grave car cela ne touche que mon petit égo et non pas  la cause commune qu'est la politique. De plus, je sais aussi et surtout, que nos petites histoires socialo-socialistes ne vont pas changer le cours  de l'histoire, et surtout pas la vie des Français...
Alors, recentrons-nous sur le plus important : retroussons nous nos manches, ensemble, pour nous opposer à cette politique férocement de droite  que mènent le président de la République, son gouvernement et d'un point de vue local, la mairie de Bordeaux.
Il nous faut une ligne politique lisible, un carnet de route précis pour les citoyens : voici les vrais enjeux du prochain Congrès.  Mais ce n'est pas en reniant notre histoire commune, en critiquant tel ou tel, et en créant des alliances politiques improbables que nous serons pragmatiques, et que nous serons un moteur d'espoir pour les Français. 
Alors, s'il vous plaît, camarades socialistes, pendant les trois mois à venir, avant le Congrès de Reims, n'oublions pas de continuer à travailler, et n'oublions surtout pas pour qui, et pourquoi, nous faisons de la politique. 

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Publié dans Editorial

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